Devenir auto-entrepreneur alors qu’on exerce dans le corps médical, c’est possible ?

Ils sont de plus en plus nombreux les français qui décident de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, dont certains qui ont déjà un emploi à plein temps. Vous exercez dans le corps médical et vous souhaitez savoir s’il est possible de devenir auto-entrepreneur ? Continuez votre lecture pour trouver des éléments de réponse.

Professionnels de la santé et auto-entrepreneur, un cumul autorisé par la loi

En principe, il est possible de devenir auto-entrepreneur et professionnel de la santé en même temps. La loi autorise le cumul du statut d’auto-entrepreneur et de salarié quelque soit la nature de votre contrat. Cependant, s’agissant précisément des professionnels de la santé il existe certaines restrictions. Si vous exercez une profession dite réglementée vous ne pourrez être auto-entrepreneur. C’est le cas en ce qui concerne notamment les médecins, les infirmiers et les sages-femmes.

Ainsi, seules quatre professions du domaine de la santé peuvent choisir ce régime pour lancer leur activité professionnelle. Il s’agit :

  • Des ergothérapeutes ;
  • Des psychomotriciens ;
  • Des psychologues ;
  • Des diététiciens.

Ceci se justifie par le fait que jusqu’à présent ils sont les seuls professionnels de la santé à être affiliés au régime de la CIPAV ou du RSI. Toutefois, pour pouvoir se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, ces professionnels doivent respecter les conditions relatives à la micro-entreprise.

Les conditions pour devenir auto-entrepreneur

La micro-entreprise présentant de nombreux avantages, de devenir auto-entrepreneur est devenu très en vogue notamment chez les professionnels de la santé qui peuvent cumuler ce statut à leur métier. La simplicité de son fonctionnement en fait un excellent moyen de tester une activité nouvelle ou de bénéficier d’un complément de revenus.

Il faut savoir qu’un auto-entrepreneur exerce en totale indépendance et est responsable de ses actes. Ainsi, vous ne devrez pas travailler sous l’autorité de quelqu’un qui a le pouvoir de vous donner des directives ou qui puisse contrôler l’exécution de votre travail.

Il est important de savoir qu’une fois lancé, votre chiffre d’affaires ne doit pas excéder pour une année civile complète la somme de 32 900 euros si vous restez dans le cadre d’une activité libérale.

Bon à savoir, la limite est de :

  • 82 200 euros pour les activités de vente de marchandises, d’objets, d’aliments ou encore de fourniture de logement ;
  • 82 200 euros de chiffre d’affaire globale annuel et 32 900 euros de chiffre d’affaires relatif aux activités de service s’il s’agit d’une activité mixte.

Les démarches pour devenir auto-entrepreneur

Les démarches pour devenir auto-entrepreneur sont très simplifiées. Une simple déclaration suffit. Celle-ci doit être transmise par Internet au Centre de Formalité des Entreprises compétent. À titre de rappel il s’agit de :

  • La Chambre de Commerce et de l’Industrie pour une activité commerciale ;
  • La Chambre des Métiers et de l’Artisanat pour une activité artisanale ou commerciale et artisanale ;
  • L’URSSAF pour une activité libérale.

Ladite déclaration pour devenir entrepreneur doit être accompagnée d’une copie de votre pièce d’identité. Si l’activité envisagée est une activité secondaire commerciale, artisanale ou industrielle, vous devrez en plus vous immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés afin d’obtenir un KBIS. Votre inscription faite, vous serez d’office soumis au régime fiscal et social de l’auto-entrepreneur.

En conclusion, la possibilité d’exercer dans le corps médical et de devenir auto-entrepreneur n’est pas offerte à tous. Dans le cas où vous serez autorisé par la loi et que vous envisagez véritablement de vous lancer, qu’il s’agisse d’une activité principale ou d’une activité secondaire vous pouvez en cas de besoin obtenir de l’aide. On vous en parle sur ce site. Les avantages offerts aux professionnels médicaux qui optent pour l’auto-entreprise afin de diversifier leur activité sont nombreux. Créé en 2009 à l’issue de la crise de 2008, ce statut s’adapte aujourd’hui aux transformations connues par notre économie.

Les besoins en matière de flexibilité et de missions ponctuelles sont désormais légion, et les micro-entrepreneurs sont en mesure d’y répondre. Pour beaucoup, c’est aussi l’opportunité de tester une activité secondaire, un projet de création d’entreprise avant de se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. Un bon moyen d’éprouver ses idées et ses services avant de les confronter à la réalité du marché. A l’heure de la crise sanitaire, les auto-entrepreneurs sont d’autant plus mis en lumière. Nombreux sont les professionnels pour qui le confinement a été l’occasion de réfléchir sur leur carrière professionnelle. Un besoin d’autonomie dans la gestion du temps, de générer ses propres revenus sans dépendre d’une hiérarchie s’est fait sentir chez beaucoup d’entre eux. Et l’auto-entreprise répond également à ce besoin.

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